DAI prophylactique : l'envers du décor

Dr F. Fossati (Lille)

Dr FossatiChocs inappropriés, contraintes au quotidien (conduite automobile, assurances, interférences électromagnétiques etc.) ; quels sont les patients (et leur cardiologue!) qui n’ont pas été au moins une fois confrontés à ces situations angoissantes pour eux et leur entourage ?
Le retentissement psychologique ne doit pas être négligé surtout quand il s’agit d’une indication en prévention primaire même si le but du D.A.I. demeure de délivrer un choc électrique …
Il convient donc de rassurer et de discuter avec le patient voire même de l’orienter vers une association de porteurs de défibrillateurs, au-delà de l’information indispensable fournie par son cardiologue ou l’implanteur. Sa vie ne doit pas en être profondément modifiée. C’est l’arythmie ventriculaire qui peut devenir dangereuse et non le D.A.I. Il ne faut donc pas être avare en conseils ni en explications.
Cette année, l’enquête ELECTRA nous permettra entre autre de mesurer l’impact des recommandations sur notre pratique quotidienne et nos attitudes, et de mettre en évidence le gap probable entre indications théoriques de DAI en prévention primaire et sous indications ou mauvaises utilisations, disparités régionales et leurs déterminants, etc.…  
Nous vous attendons donc le vendredi 27 novembre pour cette session qui sera consacrée au D.A.I. prophylactique.

Article initialement publié dans la newsletter Electra de mai 2009.

 

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