La télécardiologie en 2009
Pr J. Mansourati (Brest)
Télé médecine, télé cardiologie, télé surveillance, home monitoring, consultation virtuelle… sont autant d’expressions qui vont faire partie de notre quotidien en particulier dans le suivi des sujets porteurs de dispositifs cardiaques implantables (stimulateurs et défibrillateurs actuellement et holter dans un avenir proche).
Si l’efficacité de ce mode de surveillance ne fait plus de doute, le rapport coût/efficacité et la sécurité sont en cours d’évaluation (études COMPAS pour les stimulateurs cardiaques, ECOST et EVATEL pour les défibrillateurs).
Toutefois, il faut d’ores et déjà modifier notre mode d’organisation des consultations de surveillance de ces dispositifs en intégrant cette technique dont un des principaux intérêts sera de désengorger les hôpitaux et les cliniques de consultations inutiles mais recommandées pour la sécurité du patient. En effet, dans la majorité des cas ces consultations ne servent qu’à constater le bon fonctionnement des appareils. A l’heure où l’on parle d’économies elle permettra également de réduire le coût des transports. Enfin, en adressant régulièrement un rapport sur le fonctionnement du dispositif au cardiologue traitant, ou en l’alertant par exemple sur la survenue d’une arythmie détectée ou sur une dégradation hémodynamique dans le cas des patients insuffisants cardiaques porteurs d’un stimulateur ou d’un défibrillateur multisite, la prise en charge sera améliorée et certaines hospitalisations évitées.
Au cours d’Electra 2009, l’expérience de centres ayant déjà intégré cette technique dans leur activité, l’avis d’une sociologue qui s’est penchée sur la question et le ressenti des patients seront discutés lors d’un symposium dédié.
Article initialement publié dans la newsletter Electra de juin 2009.
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