La Télécardiologie au congrès HRS 2011...
Dr A. Lazarus (Paris)
Seules 8 communications traitant de télécardiologie figurent parmi les 500 pages d’abstracts du 32ème congrès HRS qui vient de s’achever à San Francisco. Pourtant, ces quelques présentations mettent une fois de plus en avant les points forts de cette application de télémédecine.
Que l’organisation soit locale ou centralisée (étude MoniC), consacrée aux stimulateurs ou aux défibrillateurs implantables, ces abstracts montrent que l’on observe grâce à la télécardiologie :
- une identification précoce des anomalies, majoritairement rythmiques (arythmies ventriculaires et fibrillation atriale)
- une prise en charge plus rapide des problèmes (en moins de 2 jours dans l’étude Trust, au lieu de >30 jours dans le groupe contrôle)
- une utilité accrue des contrôles en face à face lorsqu’il sont motivés par un évènement notifié par télécardiologie (modification de la programmation ou du traitement médicamenteux lors des visites : 62% dans le groupe actif vs 29% pour le groupe contrôle dans l’étude Compas; 54% dans le groupe actif vs 29% dans le groupe contrôle de l’étude Trust) et la possibilité de diminuer sans risque le nombre de contrôles systématiques, calendaires, au centre de surveillance (études Trust avec les défibrillateurs, et Compas sur les stimulateurs)
- un impact favorable sur les troubles rythmiques : meilleur contrôle de la fibrillation atriale (délai de récurrence allongé et charge de FA réduite) ; réduction significative des hospitalisations pour fibrillation atriale ou accident vasculaire cérébral ischémique dans l’étude compas ; réduction de l’incidence des chocs inappropriés chez les porteurs de défibrillateurs
Enfin, le registre Altitude nous rappelle, sur une cohorte de plus de 50000 patients, quelle source de connaissances représentent ces bases de données à large échelle qui reflètent la vraie vie des porteurs de prothèses rythmiques.
Article initialement publié dans la newsletter Electra de Mai 2011.
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